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Les origines du Portugal remontent au douzième siècle, un temps où les
chevaux jouaient un rôle majeur au combat de deux manières (Ferreira,
2001):
-la "Gineta", le cavalier lançant une javeline avant de se retourner
ou de continuer le combat au corps-à-corps avec épée ou lance et
bouclier (Graciosa, 2004). Le cheval devait être rapide et agile mais
pas nécessairement très grand.
-la "Brida", introduite par les combattants du nord de l’Europe, le
cavalier revêtant une armure lourde et épaisse et armé d’une longue
lance et utilisant la force de frappe liée à la masse du cheval, ce qui
rendait souhaitable d’avoir de grands chevaux.
Plus tard encore, l’apparition des armes à feu rendit à nouveau
nécessaire de disposer de chevaux rapides et agiles.
Le roi João V (marié à Marie d’Autriche et grand admirateur de l’école
espagnole d’équitation à Vienne) créa un haras à Alter Real où un cheval
répondant aux critères de la race lusitanienne est élevé depuis 1748.
Les juments et étalons à l’origine du haras de l’Alter Real furent
achetés en Espagne. Les étalons du haras de l’Alter Real étaient utilisé
à l’école d’art équestre "Picaria Real". Le fils du roi João V, le roi
José, fit prospérer l’Alter Real et la Picaria Real (Graciosa, 2004). La
Picaria Real fut fermée au dix-neuvième siècle avant d’être réouverte au
vingtième sous le nom d’Ecole Portugaise d’Art Equestre (Escola
Portuguesa de Arte Equestre). |